Œuvres

  

Toussaints


Toussaints est une série de gravures contemporaines dans laquelle j’explore la fragilité de la vie animale face à l’extinction. À travers mon travail de gravure, je représente des espèces emblématiques comme l’ours polaire ou le coq de montagne, devenues des symboles de vulnérabilité dans le monde naturel.


Ces œuvres s’inscrivent dans une démarche d’art contemporain où l’image devient un espace de réflexion sur la disparition du vivant. J’y développe une écriture visuelle à la fois poétique et expressive, où la puissance des formes animales se confronte à leur précarité.


Les figures hybrides, mi-humaines mi-animales, occupent une place centrale dans cette série de gravures. Parfois vêtues d’attributs évoquant le religieux, elles introduisent une dimension symbolique et presque sacrée. Ces présences transforment chaque image en une scène silencieuse, proche du rituel.


La technique de la gravure renforce cette tension. Le contraste, la matière et le trait participent à créer des images denses, où s’équilibrent beauté et menace, solitude et survie.
Avec Toussaints, je propose une réflexion sur notre relation aux animaux et à la nature. Cette série d’art contemporain interroge la place de l’humain face aux espèces en danger, dans un monde marqué par l’extinction et les transformations écologiques.

 
2026 — Aquaforte, tirage sur papier gravure bfk rives, 20 × 30 cm.


 

  
2024 - Encre de Chine et encre d’or sur papier, 20 × 30 cm.


TypoRex

Avec TypoRex, je développe un projet à la croisée de la peinture, du dessin et du langage. Mon travail s’articule autour des dinosaures, figures disparues que je réactive à travers un imaginaire contemporain.

Mes œuvres se déploient comme des fossiles suspendus dans le temps. Silhouettes massives, textures, tensions internes : un espace visuel émerge, traversé par une mémoire antérieure à l’humanité, comme une rumeur ancienne qui persiste. À travers la peinture et le dessin, je fais affleurer cette présence enfouie, entre trace et reconfiguration.

Le dinosaure engage une temporalité longue, géologique, faite de strates et de persistance. Je le déplace de son cadre scientifique vers un champ plastique, où il se recompose en matière, en rythme, en intensité, comme s’il continuait à se transformer sous le regard.

Le langage intervient comme un second plan de transformation. J’introduis des néologismes qui ne décrivent pas, mais agissent : ils prolongent les images, les déplacent, en ouvrent les possibles. Le mot devient matériau, surface instable, vibration au même titre que la peinture ou le dessin.

TypoRex se construit dans une tension active entre fossilisation et invention : entre fixation et surgissement, entre mémoire et projection. C’est dans cet intervalle que le travail prend forme, dans un espace où le passé ne cesse de se recomposer.

J’explore ainsi une pratique de l’art contemporain où les frontières entre image et langage se troublent, se déplacent, se mêlent.

TypoRex se présente comme un ensemble d’images et de signes en mouvement. Les dinosaures, réactivés par le geste artistique, rencontrent un langage en mutation, dans un espace où les temporalités se croisent, se frôlent et se réinventent.

 

 

 


  


Pré-jugement

Cette série d’œuvres de gravure et de dessin explore un territoire trouble où les formes semblent déjà chargées d’un verdict invisible. Avant même que le regard ne s’attarde, quelque chose paraît avoir été décidé. Un jugement silencieux circule entre les figures.

Les corps qui apparaissent ici ne sont jamais tout à fait stables. Ils oscillent entre l’humain et l’animal, comme surpris au cœur d’une transformation impossible à interrompre. La métamorphose n’est pas un moment précis : elle devient un état permanent.

Ces figures portent les traces d’une faute obscure, d’une condamnation dont l’origine demeure inconnue. Elles semblent habiter un monde incertain où la frontière entre les règnes se brouille.

Dans cet espace ambivalent, les viscères du profane apparaissent à nu — chairs, replis, pulsations — mais cette matérialité brute touche paradoxalement au cœur du sacré. Comme si, au sein même de l’organique et du fragile, surgissait une dimension spirituelle.

Entre humanité et animalité, entre déchéance et révélation, ces formes occupent un territoire où toute certitude se dissout. Le regardeur lui-même devient alors pris dans le mécanisme du pré-jugement : témoin des métamorphoses, mais déjà impliqué, déjà transformé.


  


 











Polyglote

Photographie type Rayogrammes
Papier Photo A4
Le rayogramme, ou rayographe, est le nom donné par l'artiste états-unien Man Ray à une technique photographique qu'il aurait découverte par hasard, consistant à poser des objets directement sur un papier photosensible, puis à les exposer brièvement à la lumière et à procéder à la fixation. 







 









 
 

 

"Exposition Le Sablon des artistes"
Installation "Polyglotte" In situ 
dans le Collège François Rabelais 
14/10/2014 
29 r St Bernard, 57000 METZ











DécorPersonnel 



Œuvre exposée à la Biennale Internationale de Gravure N/E – 2ème édition, Iaşi, Roumanie, 2017

Technique : Linogravure

Dimensions : 100 × 70 cm 

DécorPersonnel 
est une linogravure issue d’une série d’œuvres dans laquelle j’explore la notion de décor intime et subjectif.

J’utilise la linogravure, une technique d’impression en relief qui consiste à graver une plaque de linoléum en retirant les parties destinées à rester blanches, tandis que les zones en relief sont encrées puis imprimées sur papier. Ce procédé me permet de travailler avec des contrastes forts, des lignes franches et une écriture directe, où le geste reste visible.

Dans cette œuvre, je construis le décor comme un puzzle composé d’éléments hétérogènes, où le réel et l’imaginaire se rencontrent et dialoguent. J’y développe un langage visuel fragmenté, proche d’une cartographie intérieure.

Les formes s’ordonnent, s’alignent, se superposent et s’entrelacent, créant une composition fluide. Je cherche à évoquer une logique proche de celle du rêve : libre, mouvante et parfois énigmatique.

À travers la linogravure, j’accentue les rythmes et les contrastes, jouant entre structure et spontanéité. Cette œuvre s’inscrit dans une recherche plus large autour de la mémoire, de la perception et de la construction d’un univers personnel.



Paria 


Un paria apparaît ici comme une figure hybride : un homme-champignon. Il appartient au rang le plus bas de l’être humain, à la limite du parasite, et se situe ainsi au niveau le plus bas de notre échelle sociale.

De lui émane une solitude toxique, impossible à dissiper. Elle agit comme un processus parasitaire latent, provoqué par un champignon vénéneux, qui s’installe et persiste.

Et pourtant, devenir paria peut aussi relever d’un geste volontaire. Au moins une fois par jour, il s’agirait d’endosser cet état, lorsque le besoin de végéter se fait sentir — « pour pouvoir s’affranchir du quotidien ».

Les personnages présentés incarnent cette transformation : leur épine dorsale est substituée par un pied de champignon. Leurs corps peuvent se prolonger, se déformer, même jusqu’au monstrueux, sans que cela ne suscite de peur. Ils n’ont pas peur du poison qu’ils sécrètent.

Mais, malgré cette absence de crainte, ils connaissent leurs propres limites. Ils savent qu’ils ne pourront jamais franchir le seuil de l’humanité.


Technique : Aquaforte / Aquatinte

Dimensions : 50 × 70 cm

Année : 2012


 


Technique : Collagraphie
Dimensions : 30 × 40 cm
Année : 2012

 

Posts les plus consultés de ce blog